Le Transfert de pharmacie, un levier de croissance majeur

Pour des raisons historiques, de nombreuses officines en France sont implantées au sein des centre-villes des communes.

il n’est pas rare de voir encore les 2, 3 ou 4 officines de la même ville implantées à quelques centaines de mètres l’une de l’autre, souvent dans la même rue (la rue principale).

Ce type d’implantation répondait aux logiques économiques de l’époque avec une forte concentration de l’activité économique et sociale au centre des communes, en lien avec la faible mobilité de la population.

Depuis plusieurs années les villes ont connu de profondes mutations avec un développement vers la périphérie des villes, afin de trouver du foncier disponible, souvent moins cher et mieux connecté aux principales infrastructures routières.

L’habitat s’est ainsi développé vers l’extérieur des villes, soit en fonction des politiques d’aménagement par l’implantation de grands ensembles d’habitat collectif ou par le développement de zones pavillonnaires.

En même temps le commerce de détail a lui aussi connu de profondes mutations avec le développement des grandes surfaces, elles aussi implantées sur la périphérie des villes. A tel point que certains centres commerciaux sont devenus les nouveaux centres-villes (avec notamment l’implantation de certains services : banques, la Poste, cabinets médicaux, …).

Cette expansion géographique a été rendu possible par l’explosion des capacités de mobilité de la population, tant au niveau des moyens de transports individuels (voiture, scooter,..) que collectifs (métro, tramway, bus,…).

Si l’expansion des grandes surfaces à tendance à ralentir ( -6,5 % de mètres carrés  commerciaux autorisés entre 2017 et 2018), le nombre de mètres carrés commerciaux autorisés annuellement reste encore conséquent (1.334.459  m² en 2018 autorisés en France).

Les nouvelles tendances observées aujourd’hui, montrent la volonté de développer une offre commerciale de proximité insérée au sein des nouvelles zones d’habitation et non plus déconnectées comme par le passé et sur des formats de points de vente plus réduits visant à répondre aux besoins d’une population de proximité et non plus avec une visée régionale.

Cette infléchissement de l’évolution de l’activité commerciale n’a toutefois pas bénéficié aux centre-villes dans leur ensemble. Ces derniers pâtissent toujours d’un manque de surface, de conditions d’accessibilité parfois compliquées (temps d’accès, capacités de stationnement, coût du stationnement,…), d’un taux de vacance souvent élevé et du départ de nombreuses enseignes nationales attractives vers des structures périphériques.

Dans de nombreuses villes, le centre-ville se réduit géographiquement et ne maintient plus parfois que des activités de services.

Les pharmacies de centre-ville sont confrontées aux mêmes contraintes que la plupart des commerces.

Toutefois avec l’évolution du métier de pharmacien, le développement du « libre service », l’arrivée des « services » et plus largement du hors médicament, les besoins en terme de surfaces disponibles sont devenus majeurs. Ils constituent aujourd’hui un frein à l’évolution de l’activité des pharmacies dont la taille est limitée (ce qui est le cas de beaucoup d’officines de centre-ville).

Certaines officines se sont adaptées à ces évolutions, toutefois de nombreuses officines sont encore implantées sur le même site depuis 20 ou 30 ans.

Avec un marché pharmaceutique arrivé à maturité et qui évolue peu, la croissance de certaines officines s’est fait au détriment d’autres pharmacies.

Ainsi les pharmacies les plus grandes prennent des parts de marché sur les structures limitées par la taille et celles situées dans des environnements peu favorables (décroissance des activités commerciales de centre-ville).

Réaliser des investissements sur des structures qui n’ont ni la taille suffisante ni l’environnement favorable, risque de s’avérer peu rentable, voire inutile, avec de très faibles retours sur investissement.

Le transfert de l’officine peut donc constituer un levier stratégique en terme de croissance de l’activité.

A condition que le site retenu soit adapté au contexte économique local et réponde aux besoins de la population , le transfert peut permettre à l’officine de développer son activité et son chiffre d’affaires, en proposant une offre plus large et plus attractive, sur une zone de chalandise plus large, en s’appuyant sur des synergies existantes ou en développement.

Le transfert peut également contribuer à la valorisation du patrimoine du pharmacien avec une structure opérationnelle et performante au moment de la cession de l’officine.

Une étude spécifique peut permettre de valider la faisabilité économique d’un transfert de pharmacie, ou même d’identifier le site géographique le plus adapté à un futur transfert.

La pharmacie doit s’adapter à l’évolution de l’urbanisation et des nouvelles habitudes et attentes des consommateurs.

En particulier pour les « petites » et « moyennes » officines, le transfert est l’axe de développement à privilégier.

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